L’ARS Ile-de-France mise tout sur le 15

, par  Vanessa Pageot-Françoise

A la mi-janvier et pour trois mois, l’agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France a lancé une campagne d’information sur le numéro du Samu, le 15, qu’il faut appeler en priorité, avant de se déplacer, en cas de problème de santé survenant la nuit, le week-end ou un jour férié.

« Appelez le 15, même s’il ne s’agit pas d’une urgence, la nuit, le week-end et les jours fériés, martèle Pierre Ouanhnon, directeur du pôle ambulatoire de l’ARS Ile-de-France, vous aurez une réponse adaptée à votre besoin médical. » Selon un sondage TNS-Sofres*, 54 % des Franciliens déclarent ne pas savoir précisément quoi faire en cas de problème de santé imprévu. Par réflexe, ils se rendent aux urgences, alors que leur situation médicale ne le justifie pas toujours. « Dans l’esprit de beaucoup de gens, il ne faut pas appeler le 15 pour ne pas encombrer le service, y compris la nuit, constate Pierre Ouanhnon, et 66 % pensent que le numéro est réservé aux cas les plus graves. »
Le 15, c’est vrai, est réservé aux urgences vitales durant la journée, mais avant 8 heures, la nuit (à partir de 20 heures), le week-end et les jours fériés, il prend le relais du médecin généraliste. Et dans de nombreux cas, un conseil médical suffit. Sinon, le médecin régulateur du Samu oriente le patient vers une maison médicale ou les urgences, selon la gravité de la situation. En cas d’urgence vitale, il envoie une ambulance du service médical d’urgence et de réanimation (Smur). Enfin, la dernière « option » possible est la visite d’un praticien au domicile, mais seulement si la personne est dans l’incapacité de se déplacer du fait de son état de santé ou de sa situation personnelle, comme une mère seule avec plusieurs enfants en bas âge.

A chaque département son système de garde

Si le Samu reste le référent pour la médecine de garde, chaque département de la région Ile-de-France dispose de réseaux complémentaires, comme SOS Médecins ou Urgences médicales de Paris. Département par département, l’ARS a répertorié tous ces réseaux et mis leurs coordonnées à la disposition des internautes sur le site Medecinsdegarde.org. « Si, à la différence du 15, ces réseaux ne sont pas un service public, ils n’en constituent pas moins des partenaires précieux », conclut Pierre Ouanhnon.

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